Environnement, Nature, Paysage

Caractérisation écologique, phytogéographique et services écosystémiques des Moraceae du domaine universitaire de Kara au Nord-Togo

Introduction

Le souci de la conservation de la biodiversité, avec la prise en compte des besoins et aspirations des populations locales, est devenu un débat réel depuis la tenue du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992. Malgré cette prise de conscience collective, la dégradation de la biodiversité se poursuit et constitue une menace pour l´humanité tout entière. Aujourd’hui plus que jamais, la recherche d’un équilibre entre les besoins des populations et la conservation de la biodiversité constitue le principal défi des scientifiques et des décideurs politique et publique (M. K. ABDOU HABOU et al., 2020, p. 187).

Dynamique d’occupation des terres et persistance des forêts claires dans le domaine soudanien au Bénin (Afrique de l’Ouest)

Introduction

Les forêts tropicales sèches sont des biomes tropicaux fortement menacés en dépit des nombreux services écosystémiques qu’elles offrent (K. STAN et A. SANCHEZ-AZOFEIFA, 2019, p. 1). Ces menaces que sont entre autres les taux exceptionnellement élevés de changements dans l'utilisation des terres, le rythme alarmant de disparition des forêts, les phénomènes climatiques extrêmes (K. STAN et A. SANCHEZ-AZOFEIFA, 2019, p. 1; Z. G. SIYUM, 2020, p. 2) participent à la fragmentation des forêts et à la reconfiguration du paysage (L. O. S. N. DOSSA et al., 2021, p. 55 ; M. KOUAGOU et al., 2019, p. 1965).

Caractérisation des formations végétales de la forêt classée Pénessoulou de Bassila (FCB) nord du Benin

Introduction

Au cours des dernières décennies, les paysages des écosystèmes ont connu des perturbations majeures dues à la fois aux processus naturels et aux activités anthropiques (A. H. ABOU et al., 2009, p. 12). Or, les aires protégées constituent l’élément clé de toute stratégie de conservation de la biodiversité d’un pays ou d’une région (G. AKOUEHOU et al., 2019, p.5).

Analyse des sécheresses hydrologiques et météorologiques de la sous-préfecture de Korhogo, zone tropicale soudanienne du nord de la Côte d’Ivoire

Introduction

La sécheresse est définie comme un déficit de précipitations sur une période de temps prolongée qui provoque une pénurie d'eau pour une activité dans un secteur de l'environnement (OMM, 2012, p 15). Elle est un phénomène universel qui touche plusieurs pays dont la Côte d’Ivoire en fait partie. Le centre, le nord et l’est sont caractérisés par des diminutions très considérables des pluviométries depuis des années 1970 (B.T.A. GOULA, 2006, p. 5). Elle a des effets néfastes sur l’ensemble des secteurs, à savoir l’environnement, le social et l’économie. Sa gestion nécessite de mettre à la disposition des organes concernés les informations nécessaires de son suivi afin de prendre les mesures d’atténuation et les programmes de réponses qui permettent de minimiser ses impacts (C. FAYE et al, 2015, p. 21).

Étude du transit sédimentaire Dunes-Niayes dans le secteur de Potou, littoral Nord du Sénégal

Introduction

Les Niayes ont une originalité qui tient du fait qu’elles sont discontinues et que ces discontinuités ont une origine endogène et exogène (DIA S., 2011, p. 22). Elles constituent le produit de la rencontre entre dynamique éolienne et réserves sableuses, d’une part, et d’autre part, des variations climatiques et eustatiques brutales. Sur un profil transversal se succèdent, d'ouest en est, les dunes blanches et les dunes jaunes. Les dépressions (Niayes et Ndioukis) assurent la transition entre les dunes littorales et les dunes ogoliennes continentales (A. A. SY., 2013, p. 117). Le taux d’exploitation agricole des Niayes (65 %) est le plus important au niveau national, après celui du bassin arachidier. Leur production maraîchère est estimée à 80 % de la production nationale (M. NDAO, 2012, p. 10).

Activités anthropiques et dégradation du couvert végétal dans la Sous-préfecture de Korhogo

Introduction

La dégradation continue du couvert végétal en Afrique de l'ouest est en partie due à l’agriculture, à la croissance démographique et aux facteurs climatiques (L. BAMBA et al, 2010, p22). A l’instar des autres pays africains, la Côte d’Ivoire, dès le début de son indépendance en 1960, a axé son développement économique et social sur l’agriculture et l’exploitation forestière (C. BIGOT et al, 2005, p16). Menée à la fois au niveau industriel et artisanal, la forte pression des activités agricoles a accentué la destruction du couvert végétal (M.S. TIEBRE et al, 2016, p43). La Côte d’Ivoire a perdu ainsi environ 85% de sa couverture forestière au cours de ces cinquante dernières années (R. F. LAUGUINE, 2007, p. 472).

Activités agricoles et conflits fonciers sur les terres de la Sous-préfecture de Péhé (ouest de la Côte d’Ivoire)

Introduction

A l’orée de l’indépendance, la politique ivoirienne de développement économique s’est basée sur un modèle économique agro-exportateur privilégiant les cultures pérennes telles que le café et le cacao. Ce modèle a favorisé l’exploitation des ressources naturelles de façon extensive en zone forestière. Ainsi, de vastes surfaces de couvert forestier ont été détruites suite à la mise en place des activités agricoles, à l’exploitation abusive des essences forestiers et à la collecte de bois d’énergie. Par ailleurs, la politique d’immigration menée par la Côte d’Ivoire qui se caractérisait par l’ouverture des frontières, couplée à la croissance rapide de l’économie ivoirienne, a attiré des travailleurs migrants des pays voisins (HUMAN RIGHTS WATCH, 2013, p.4). Les migrations ont ainsi assuré l’occupation des terres et l’expansion de l’espace géographique surtout dans les milieux ruraux (B. MBOUP, 2017, p.78).

Dynamique spatio-temporelle de l’occupation des terres et modélisation prédictive à horizon 2030 au sud du plateau de Sakété (sud-est du Bénin)

Introduction

L’extension des zones urbaines constitue un phénomène mondial par son caractère universel, elle revêt cependant dans les pays en développement et particulièrement en Afrique subsaharienne quelques particularités : elle est récente et s’opère à un rythme de plus en plus accéléré et se manifeste par l’étalement urbain (D. M. BALOUBI, 2018, p. 120). Les études sur les perspectives à long terme en Afrique de l’Ouest ont montré que l’Afrique est en pleine urbanisation avec un taux qui est passé de 14 % en 1960 à 40 % en 1990 et les projections donnent 63 % pour 2020 (J. GNELE, 2010, p. 13).