Espaces, Sociétés, Territoires

M’bouono : un quartier enclavé et marginalisé dans le 8 ème Arrondissement Madibou de Brazzaville

Introduction

L’urbanisation est un phénomène universel qui a pris un cours rapide dans la plupart des pays en développement. Le Congo compte parmi les pays les plus urbanisés d’Afrique noire avec près de 70% de sa population résidant dans les centres urbains (P. Moundza, 2017, p.85). Brazzaville, la capitale, s’accroît au rythme de 6,7% par an (P. Moundza, 2017, p.83). Les résultats des derniers recensements généraux de la population, montrent que Brazzaville est passée de 298 967 habitants en 1974 à 585 812 habitants en 1984 et 856 410 habitants en 1996 pour atteindre 1 373 382 habitants en 2007.

Commercialisation du « placali » et autonomisation féminine dans la Sous-préfecture de Prikro, Côte d’Ivoire

Introduction

En Afrique et particulièrement en Côte d’Ivoire la femme représente l’une des couches vulnérables de la société. Selon l’ONU FEMME (2017, p.12) Les femmes constituent la majorité de la population pauvre, et rencontrent de réelles difficultés à accéder à l’éducation.   La pauvreté touche 47,4% de femme contre 45,5% d’hommes.  De ce fait, l’amélioration des conditions de vie des femmes devient une nécessité car, le faible niveau de vie des populations est un frein au développement.

Coopératives et autonomisation de la femme : cas de la coopérative Eboyokoun au grand marché de Daloa

Introduction

Au lendemain des indépendances, les pays africains ont décidé de se reconstruire et de se développer à travers des politiques bien définies (libérale, socio libérale, parlementaire, etc.). Pour soutenir et financer son développement, la Côte d’Ivoire a basé son économie sur l’agriculture, précisément sur la promotion de la culture de rente. Ainsi, le gouvernement d’alors a incité les producteurs à se regrouper en coopératives et à procéder à leur financement pour une forte production. Cette politique a eu pour résultat le « miracle ivoirien » (M.F JARRET ; F.R MATHIEU, 1991 ; p 42 ; D COGNEAU ; S MESPLÉ-SOMPS, 2002, p11 ; H EHRHART, 2017, p 3). Ce fut une période de grands investissements, de la quasi-gratuité à l’accès aux établissements publics ainsi que la création de sociétés d’État (S. AMIN, 1968, p 386).

Contribution du Fonds d’Appui au Développement des Communes dans le triplet urbain Aplahoué-Azovè-Djakotomey au Bénin (Afrique de l’Ouest)

Introduction

Les limites de la centralisation des pouvoirs publics, ont conduit bon nombre d’Etats à opter pour la gestion des affaires publiques locales par les citoyens eux-mêmes” (S. A. HOUNDETE et al, 2020, p. 336). Les collectivités territoriales ainsi créées constituent un maillon important dans le dispositif institutionnel d’animation de la vie publique et la gestion des affaires publiques à la base (MEF, 2022, p. 1). La décentralisation a concédé aux collectivités territoriales la capacité à prendre des initiatives en matière d’aménagement du territoire. Mais, elles sont parfois confrontées à des difficultés liées aux ressources financières, humaines et techniques pour assumer pleinement leurs fonctions (J. CLOS, 2012, p. 3).  Elles ont également des capacités limitées d’autofinancement (ONU-HABITAT? 2012, p. 33).

Analyse des dynamiques d’occupation du sol dans la Sous-préfecture de Napié à partir des images satellites Landsat de 1988, 1998 et 2021 (Nord de la Côte d’Ivoire)

Introduction

En Côte d’Ivoire, les espaces agraires ont subi des mutations importantes par le truchement de multiples déterminants dont les plus essentielles sont les politiques publiques agricoles, l’essor de l’économie de plantation, la démographie et la périurbanisation (M.A. KOFFI-DIDIA et T.H. COULIBALY, 2016, p. 76). En effet, dans le Nord ivoirien, notamment dans la sous-préfecture de Napié, les politiques publiques agricoles initiées ont contribué à l’essor des cultures du coton et de l’anacarde. Le développement des spéculations susmentionnées s’est fait à partir de l’extension des superficies cultivées et l’introduction d’innovation agricoles (T.H. COULIBALY et al., 2023, p. 218). En marges des cultures de rentes, la sous-préfecture de Napié a également bénéficié de l’introduction d’un barrage hydroagricole pour développer la double riziculture irriguée et la colonisation des basfonds.

Réforme éducative et défis d’intégration du système d’éducation coranique en Côte d’Ivoire

Introduction

L’enseignement islamique ou école coranique, structure religieuse et éducative des sociétés musulmanes a été longtemps non institutionalisé, non reconnu par le système éducatif de l’Etat ivoirien. D’abord, plus prononcé dans le Nord de la Côte d’Ivoire (I. BINATE, 2012, p. 228), la pratique s’est ensuite étendue sur le reste du territoire. A l’instar de l’offre éducative en Afrique subsaharienne, celle du pays a été orientée vers l’institution scolaire de type occidentale au détriment de la formation islamique d’éducation ayant ses marques sur le continent déjà au XIe siècle (A. DIA et al., 2016, p. 2). En Côte d’Ivoire, la forme ‘’traditionnelle’’ qui s’était rependue était l’éducation coranique appelée ‘‘dougouman kalan’’1. Elle repose essentiellement sur l’apprentissage du Coran et de la langue arabe. Cette dernière a vu l’avènement de formes ‘‘évoluées’’. Les structures islamiques d’éducation répandues sur le territoire ivoirien se présentent sous quatre types : l’éducation coranique, le médersa ou madrassa (UNICEF, 2019, p.14) l’enseignement franco-arabe, l’enseignement confessionnel islamique dont les contenus peuvent relativement varier d’une institution à une autre.

L’insalubrité, facteur dégradant de l’attractivité touristique du littoral est de la Côte d’Ivoire

Introduction

L’ONU a proclamé l’année 2017 comme étant celle du tourisme durable et l’a intégré parmi les objectifs de développement durable (ODD). En effet, trois des dix-sept ODD mettent en exergue l’intérêt du tourisme dans le développement durable du globe terrestre. Il s’agit des objectifs numéros 8 (travail décent et croissance économique), numéro 12 (consommation et production responsable) et numéro 14 (vie aquatique). Cette stratégie est initiée afin de stimuler un tourisme responsable de la part des acteurs et visiteurs. En effet, le tourisme durable tient compte de ses impacts économiques, socio-culturels et environnementaux. En outre, l’OMT a établi le code d’éthique du tourisme pour un tourisme respectueux de l’environnement à travers des actions de préservation de l’environnement dans la destination concernée. Des campagnes nationales de sensibilisation des populations résidentes sur la salubrité des destinations et la prise en compte de la protection de l’environnement sont initiées. En Côte d’Ivoire, le tourisme occupe une place importante dans la politique nationale de développement économique du pays. Ce qui justifie la création par l’Etat du ministère du tourisme en 1970 et l’adoption d’un code du tourisme en mars 2004. Ces stratégies ont favorisé un afflux important de visiteurs en direction de la Côte d’Ivoire, particulièrement sur le littoral Est de la Côte d’Ivoire (figure 1).

Caractérisation du risque d’inondation et sécurité alimentaire dans la Commune d’Athiémé au sud-ouest du Benin

Introduction

La fréquence et la gravité des sécheresses, inondations, tempêtes et autres calamités induites par le changement climatique se sont intensifiées au cours des trente (30) dernières années, FAO (2007, p. 156). En moyenne, 22,5 millions de personnes ont été déplacées de leur foyer chaque année à cause de catastrophes liées au climat, soit 62 000 personnes par jour principalement à cause des inondations et des tempêtes, FAO, (2014, p. 77). Selon Carry et Veyret (1996), Berlioz et Quénet (2000) et Blanchard (2008), cités par E. ATIYE (2016, p. 132) parmi ces catastrophes, les inondations sont les plus récurrentes à l’échelle mondiale.

La problématique de l’agriculture urbaine dans le Haut-Sassandra : cas de la laitue (lactuca sativa l.17.53) dans l’espace urbain de Daloa

Introduction

En colonie Côte d’Ivoire, l’introduction des plantes arbustives (cacao et café) dans les régions des autochtones, la création des postes militaires, se sont traduites à l’indépendance en 1960 par des pseudo-villes avec leur hinterland rural respectif (A.J. DJAH, 2014, p.57). Ce faisant, l’aliénation culturelle desdits peuples, la monétisation de l’agriculture, la quête aux produits ou articles manufacturés, impulsent encore l’étalement spatial des villes sises dans le Haut-Sassandra, avec la modification de la forme du relief sur lequel se réalise ledit phénomène (C. KOUKOUGNON, 2012, p.83).