urbanization

Cartographie des îlots de chaleur et sensibilité des populations aux risques thermiques sanitaires dans la région de Dakar

Introduction

Depuis la révolution industrielle, la terre fait face à un réchauffement sans équivoque de sa température moyenne en raison des émissions anthropiques de gaz à effet de serre (GIEC, 2021, p. 4). Plusieurs indicateurs climatiques tels que : des températures plus élevées de 1,09 °C [0,95–1,20 °C] sur la période 2011–2020 par rapport à la période 1850–1900 ou encore chacune des quatre dernières décennies a été successivement plus chaude que toute décennie précédente depuis 1850, sont autant de faits qui témoignent de l’existence d’un climat de plus en plus chaud (GIEC,2021, p. 5). Selon les scénarios les plus pessimistes ont peut s’attendre à un réchauffement global de la terre pouvant aller jusqu’à plus de 4,4° C à la fin de ce siècle (BENY et al., 2021, p. 6). Ces changements climatiques devraient accroître l’intensité et la fréquence des extrêmes climatiques telles que les vagues de chaleur dont la probabilité d’occurrence est déjà devenue au cours des deux dernières décennies entre 10 et 100 fois plus élevée qu’il y a un siècle dans presque toutes les régions du monde (ECKSTEIN et al., 2021 p. 2).

Incidences et stratégies de gestion des conflits fonciers dans la ville de Botro, Centre de la Côte d’Ivoire

Introduction 

Le phénomène d’urbanisation de la planète constitue un événement démographique, géographique, social, culturel et politique majeur. On estime actuellement que trois habitants de la planète sur quatre vivent en milieu urbain et que deux tiers des citadins de la planète sont des habitants des pays du tiers monde (H. LERIDON, 2020, p.1).

Dynamique spatio-temporelle de l’occupation du sol de 1986 à 2022 dans la ville de Tsévié au Sud-Togo

Introduction

L’un des faits marquants du monde contemporain est l’urbanisation qui transforme et modifie le contenu des territoires (M. HANE et al, 2022, p. 67). Le monde a connu après la moitié du XXe siècle, une forte accélération de l’urbanisation avec un taux estimé à plus 3,5% par an dans le tiers monde (K. A. DONGO, 2017, p.26).  Pour E. TAGBA (2021, p. 20), l’urbanisation est le processus de transformation graduelle d’un espace rural, végétalisé en un espace urbain. Cette mutation de la ruralité à l’urbanité au fil des ans se caractérise par des changements considérables des couvertures du sol en raison des activités humaines intensives, de la croissance de la population, et de l'étalement urbain. Dans ce même contexte, J. BOGAERT et al. (2008, p.72), trouve que :

Urbanisation et cadre de vie de la population de la ville de Bocanda

Introduction

L’urbanisation de l’Afrique a débuté effectivement avec la conquête coloniale européenne au début du XX siècle, mais ne prend son essor que dans les années 1950 pour atteindre en 2004, 31% de la population du sous-continent avec de nombreuses agglomérations de plus d’un million d’habitants (D. XAVIER, 2005, P.185). Une croissante exceptionnelle de leur taille en un demi-siècle, comme la concentration de la population dans quelques villes capitales, renforcent leur poids, au point que l’on a pu dire qu’elles soutenaient le développement.

Urbanisation de la Côte d’Ivoire : analyse spatiale de la dynamique urbaine des origines à nos jours

Introduction

L’urbanisation est un phénomène historique qui traduit une modernisation des sociétés humaines (MEMPD, 2006, p. 71). Elle est caractérisée par une création de villes dont la dynamique se manifeste par une poussée démographique et territoriale. Créés à partir de comptoirs commerciaux et de postes militaires pour les besoins de l’exploitation et l’administration de la colonie (1893-1955), les villes de Côte d’Ivoire ont connu après l’indépendance (en 1960), un accroissement rapide. Ainsi, en un demi-siècle, le nombre de villes a-t-il été multiplié par 50 (de 10 en 1955 à 512 en 2018) et la population urbaine multipliée par 34 (de 331 000 en 1954 à 11 408 413 en 2014) selon le MEMPD (2006, p.73), et l’INS (2014). Depuis 2014, 50,3% de la population ivoirienne sont urbanisés (INS, 2014). Mais, si l’urbanisation s’appuie sur une croissance des villes anciennes et une érection de grosses bourgades en centres administratifs, la création, la répartition et l’évolution des villes sur le territoire révèlent des déséquilibres qui interrogent sur la politique urbaine nationale. Comment s’opère la dynamique urbaine sur le territoire ivoirien ? Qu’est-ce qui explique les disparités spatiales qui accompagnent l’urbanisation du pays ? Telles sont les questions auxquelles le présent article tente de répondre.