Grand-Bassam

Pêche artisanale à Grand-Bassam : Analyse d’une dynamique sociale sous l’emprise de l’industrie touristique

Introduction

Les zones littorales sont de plus en plus attractives. En effet, « près de 60 % de la population mondiale vivent dans ces zones ; 3,8 milliards de personnes résident à moins de 150 km du rivage » (Union Internationale pour la Conservation de la Nature, 2015, P1) et « 260 millions de terriens ont un travail directement lié à la mer » (Ministère Français de la Transition Ecologique et Solidaire, 2018, P 12). Cette anthropisation fait des zones littorales, des sièges de concentration de diverses activités économiques. Dans le déploiement de ces activités, elles sont parfois sous les prismes de complémentarités, de rupture et d’oppositions. En effet, « ces différents usages qui se concentrent sur le littoral sont certes source d’emplois et de revenus, mais ils sont aussi bien souvent en compétition sur cet espace d’implantation et de fonctionnement. Leur concentration sur un même territoire, tout comme leur développement anarchique et non maîtrisé, peut donc générer des conflits d’usage » (N. KABLAN, P. POTTIER, 2008, p.260).

La zone humide de Grand-Bassam face aux enjeux fonciers et aux besoins d’extension de la métropole abidjanaise

Introduction

Les zones humides sont depuis plusieurs décennies parmi les écosystèmes les plus fragiles du monde, sensibles aux changements environnementaux et aux variations climatiques (IPCC, 2014). Or, ces zones humides sont d’une part, sous pression de la part des sociétés qui y vivent, qui les entourent et d’autre part, des sociétés plus lointaines dont les demandes diverses augmentent rapidement (A. ZARE, 2015, pp. 1-5). Plus encore, cet écosystème fragile est relativement rare et ne représente que seulement 2 %, soit 900 millions d'hectare de la surface terrestre du globe (W. G. BRAAKHEKKE et M. MARCHAND, 1987, p. 5).