Caractérisation écologique, phytogéographique et services écosystémiques des Moraceae du domaine universitaire de Kara au Nord-Togo

Introduction

Le souci de la conservation de la biodiversité, avec la prise en compte des besoins et aspirations des populations locales, est devenu un débat réel depuis la tenue du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992. Malgré cette prise de conscience collective, la dégradation de la biodiversité se poursuit et constitue une menace pour l´humanité tout entière. Aujourd’hui plus que jamais, la recherche d’un équilibre entre les besoins des populations et la conservation de la biodiversité constitue le principal défi des scientifiques et des décideurs politique et publique (M. K. ABDOU HABOU et al., 2020, p. 187).

Manifestations et implications socio-économiques des litiges fonciers dans le département de Daloa, Centre-Ouest de la Côte d’Ivoire

Introduction

Le foncier peut être défini comme l’ensemble des rapports sociaux entre les hommes à propos de l’accès à la terre et aux ressources naturelles qu’elle porte, et du contrôle de son usage. La façon dont une société organise ses rapports fonciers ruraux varie selon les époques et les lieux (J.P. COLIN et al., 2023, p.15). Elle dépend, d’une part, des écosystèmes qu’elle occupe et de ses modes d’exploitation et/ou de conservation du milieu (extractivisme, pastoralisme, horticulture, agriculture de défriche-brûlis, agriculture sédentaire, plantations, etc.) et, d’autre part, des rapports sociaux qui la fondent, des institutions qui la gouvernent, de ses modalités d’inscription dans des espaces politiques et économiques plus larges, et enfin de la démographie (les règles d’accès au foncier pouvant être souples et inclusives en situations de faibles densités. Lorsque l’enjeu est de stabiliser une communauté humaine dans un environnement difficile, et devenir plus strictes et exclusives lorsque la pression s’accroît). Le foncier est au confluent de l’économique, du social, du politique et du culturel (J.P. COLIN et al., 2023, p. 42).

Les planteurs migrants de retour et le développement de l’habitat dans la sous-préfecture de Bocanda (Centre est de la Côte d’Ivoire)

Introduction 

À l’instar des pays de l’Afrique subsaharienne, l’économie de la Côte d’Ivoire est basée sur l’agriculture. Le binôme café-cacao est la mamelle de ce pays au point où les régions de production de ces cultures agricoles constituent des foyers d’immigration (S. Y. KONAN, 2009, p.32 ; S. YEO, 2017, p.41). L’agriculture est basée sur des pratiques traditionnelles (FAO, 2005, p.3). Les  planteurs de la première boucle de café-cacao (centre-est du pays) furent contraints de migrer vers le sud et l’ouest forestier à la recherche de zones pionnières suite au déclin de cette économie dans leur zone vers la fin des années 1970 (M.C.U. 1987 cité par K.A.KOFFI, 2019, p.16). Quoique migrants, la mise en valeur de leur lieu d’origine demeure l’un des objectifs de ces planteurs. Le retour au foyer constitue également l’un de leurs projets. Les paysans ressortissants de la sous-préfecture de Bocanda, circonscription faisant partie de la première boucle de cacao-café ne font pas exception (N. J. ALOKO et Y. F. KOUASSI, 2014, p.477-748). Ces paysans sont considérés comme des aristocrates dans leurs communautés d’origine (K. A. KOFFI, 2019, p.234).  Pour ce faire, il convient de se poser la question suivante :

Dynamique d’occupation des terres et persistance des forêts claires dans le domaine soudanien au Bénin (Afrique de l’Ouest)

Introduction

Les forêts tropicales sèches sont des biomes tropicaux fortement menacés en dépit des nombreux services écosystémiques qu’elles offrent (K. STAN et A. SANCHEZ-AZOFEIFA, 2019, p. 1). Ces menaces que sont entre autres les taux exceptionnellement élevés de changements dans l'utilisation des terres, le rythme alarmant de disparition des forêts, les phénomènes climatiques extrêmes (K. STAN et A. SANCHEZ-AZOFEIFA, 2019, p. 1; Z. G. SIYUM, 2020, p. 2) participent à la fragmentation des forêts et à la reconfiguration du paysage (L. O. S. N. DOSSA et al., 2021, p. 55 ; M. KOUAGOU et al., 2019, p. 1965).

Assurances maladies et accès aux soins de santé en milieu rural : l’exemple des villages de la Sous-préfecture de Daloa (centre-ouest de la Côte d’Ivoire)

Introduction

La protection de la santé constitue l’un des piliers de la protection sociale (R. TRAUB-MERZ et M. ÖHM, 201, p.2). Or, la protection sociale s’appréhende comme un ensemble de dispositifs d’accompagnent permettant à chaque individu de faire face tout au long de sa vie en cas de maladie. Parmi ces dispositifs, se trouve l’assurance maladie qui se définit comme une opération par laquelle une personne s’engage à la réalisation d’une prestation dans le cadre d’un contrat (OIT, 2019, p.85). C’est aussi une branche de sécurité sociale chargé d’assurer la totalité ou la partialité d’un individu des dépenses de soins en cas de maladie. L'assurance maladie est un mécanisme contributif, chargé d'assurer l'individu une protection face à des risques financiers de soins en cas de maladie. Elle est à cet effet conçue pour alléger la charge financière gérée par une altération de la santé, qu'elle soit causée par une maladie ou un accident. Dans la plupart des pays occidentaux, une grande partie de l'assurance maladie est prise en charge par l'État.

Aménagement de la route Atikoumé-Sanguéra au Sud-Togo et activités socio-économiques dans ses abords

Introduction 

Les infrastructures de transport permettent de répondre à un besoin fondamental que nécessite l’activité économique qui est la mobilité des facteurs de production.  Cette soif de mobilité, ce besoin d’aller toujours vers un ailleurs sans doute meilleur, que l’on retrouve dans toutes les sociétés, a poussé les hommes à imaginer sans cesse de nouveaux moyens de transport qui leur permettent d’aller plus vite et donc plus loin (P. BERION, G. JOIGNAUX, J. F. LANGUMIER, 2005, p. 676). La route, facteur de développement socio-économique analyse les enjeux portés par les projets routiers. La route est une garantie de continuité territoriale et d’atouts qui regroupent plusieurs principales activités économiques, les fonctions administratives et plus de la moitié de la population (M. BOUDOUX, 2014, p. 15).