DIARRASSOUBA Bazoumana

Le déficit d’assainissement du cadre de vie : une gangrène des mutations urbaines à Méagui (Sud-ouest, Côte d’Ivoire)

Introduction

« Chaudière urbaine », « urbanisation incontrôlée », « urbanisation galopante » sont les expressions couramment utilisées pour caractériser le rythme d’urbanisation que connaissent les villes du Sud en général et de l’Afrique Subsaharienne en particulier (J.P. ZOMBO, 2020, p.55). La dynamique urbaine dans cette partie de l’Afrique engendre une inadéquation entre l’offre et la demande en matière d’assainissement du cadre de vie. Le défi urbain y est démultiplié par un taux d'urbanisation en croissance exponentielle (V. AXIGA-DOKPO et E. SOUGUE, 2011, p.2-4).

Populations, autorités locales et développement durable à Sassandra (littoral sud-ouest de la Côte d’Ivoire) : un examen de la gouvernance environnementale

Introduction

Dans la définition normative du concept de gouvernance donné par la Banque mondiale vers la fin des années 1980, celui-ci correspond à une situation idéale de bonne administration (J.C. Nguinguiri, 1999, p.2). Ramenée à l’environnement, la gouvernance est définie comme un comportement collectif visant à une meilleure prise en compte de l’environnement (C. Beaurain, 2004). Prise dans ce sens, la gouvernance environnementale se situe en droite ligne de la logique du développement durable puisqu’elle favorise une meilleure gestion des ressources pour le bien non seulement des générations actuelles, mais aussi des générations futures (D. M. B. Backouyanga, 2013, p.62). C. Beaurain (Op. Cit.) affirme, à cet effet, que le thème de la gouvernance semble depuis quelques années irréductiblement lié à la réalisation du développement durable et plus précisément aux interrogations de nature sociétale sur les problèmes environnementaux. Par ailleurs, pour O. Godard (2004, p.314), le plus important dans le concept de gouvernance environnementale, c’est le « jeu de gestion multi-acteurs» qu’elle suppose c’est-à-dire la multiplicité d’acteurs. Actuellement, la tendance est à la participation de tous les acteurs concernés dans les projets de développement et par conséquent de gestion de l’environnement. Ces acteurs sont notamment l’État, le privé, la société civile, les populations et les « partenaires au développement (D. M. B. Backouyanga, 2013, p.52).