Environnement, Nature, Paysage

Agriculture Climato-Intelligente (AIC) : alternatives de résilience et de durabilité des systèmes agricoles dans la commune de Za-kpota au sud-Bénin

Introduction

L'agriculture est à la fois victime et cause du changement climatique. La production agricole est l’un des piliers fondamentaux de la survie humaine et de l’économie mondiale (R. S. GOUATAINE et al., 2019 p. 162 ; H. V. SOUNOUKE et al., 2022 p.214). Elle fournit les denrées alimentaires nécessaires à la population croissante, tout en soutenant des millions de personnes à travers le monde par l'emploi et l'activité économique (I. MBALLO et al., 2019 p. 174 ; P. SODJI et al., 2024 p.1455). En Afrique de l’Ouest, depuis plusieurs décennies, les effets du changement climatique se font de plus en plus sentir, affectant directement cette activité vitale (K. SANOU et al., 2018 p.88 ; C. G. GANDJI, et al., 2021 p.76). Ces incidences se traduisent par une hausse des températures, modifications du régime des précipitations, événements climatiques extrêmes, montée du niveau de la mer : autant de phénomènes qui influencent négativement les rendements agricoles (F. O. KOUDERIN et al., 2021 p.95 ; O. I. AYEDEGUE et al., 2022 p.48).

Dynamiques des conditions climatiques dans le bassin versant de la Lobo (centre ouest de la Côte d’Ivoire)

Introduction

En Côte d’Ivoire, des analyses sur ces 50 dernières années indiquent que le climat est particulièrement instable et sensible aux variations des interactions entre l’océan, l’atmosphère et les modifications environnementales (K. C. N’DA 2016, p. 105). Il est également démontré que l’homme a une importante part de responsabilité dans ce dérèglement actuel du climat. En effet, d’après les récents travaux du GIEC (2021, p. 4), il est noté sans équivoque que l’influence humaine a réchauffé les océans et la Terre. Ce réchauffement a produit des modifications importantes et rapides dans l’atmosphère et la biosphère parmi lesquelles figure en première ligne la perturbation spatiotemporelle des paramètres climatique (GIEC 2021, p. 4).

Evaluation du confort thermique par le Modèle de Fanger dans l’espace d’enseignement universitaire de l’Université d’Abomey-Calavi au Bénin (Afrique de l’Ouest)

Introduction

Le confort thermique constitue un facteur clé influençant la qualité de l’apprentissage et la performance des étudiants dans les espaces pédagogiques (S. CELIS-MERCIER et al., 2008, p. 25). En effet, plusieurs études soulignent que l’inconfort thermique nuit à la concentration et au rendement des occupants, en particulier dans des environnements soumis à des variations climatiques marquées (C.P. CORGNATI et al., 2007, p. 953 ; R.L. HWANG et al., 2006, p. 55). Cette influence est souvent peu étudiée dans le contexte tropical, où les espaces d’enseignement sont fréquemment surchargés et mal adaptés aux conditions locales (M.A. NICO et al., 2015, p. 113).

Au Bénin, et plus précisément à l’Université d’Abomey-Calavi, les bâtiments universitaires souffrent souvent d’une inadéquation avec les exigences bioclimatiques tropicales chaudes et humides. Cette situation génère des ambiances thermiques peu confortables qui peuvent impacter négativement la santé, le bien-être et la réussite des étudiants (A. De GIULI et al., 2014, p. 8). Or, les connaissances actuelles restent fragmentaires et une évaluation précise du confort thermique dans ces espaces fait défaut, limitant ainsi la mise en œuvre de solutions adaptées.

Suivi spatio-temporel de la turbidité des eaux du lac de Guiers (Sénégal) par télédétection optique : Apport des indices TSM et TSS dérivés des images Sentinel-2

Introduction

La gestion durable des ressources en eau douce constitue un enjeu crucial à l’échelle mondiale, en particulier dans les régions arides et semi-arides comme le Sahel, où la pression croissante sur les écosystèmes aquatiques résulte à la fois des changements climatiques et des activités anthropiques. Dans ce contexte, la qualité de l’eau des plans d’eau continentaux fait l’objet d’une attention accrue, en raison de son rôle vital pour l’approvisionnement domestique, l’agriculture, la pêche et la conservation de la biodiversité.

Le lac de Guiers, situé au nord du Sénégal, est un réservoir d’eau douce stratégique alimentant notamment la capitale Dakar via la Société Nationale des Eaux du Sénégal (SONES). Il joue également un rôle fondamental pour les activités agro-pastorales locales et pour le maintien de zones humides d’importance écologique(M. B. SAGNA, 2015, p. 412). Toutefois, cette ressource hydrique est soumise à de multiples pressions : intensification des pratiques agricoles, urbanisation croissante, apport de polluants, et altérations du régime hydrologique (J. L. FALL et al., 2018, p. 921).

Effets du réchauffement climatique sur les paramètres de houle au large de la Côte d’Ivoire entre 1985 et 2022

Introduction

La surface des mers et des océans est agitée en permanence par les vagues et la houle faisant varier son niveau de quelques centimètres à plusieurs mètres. Le constat actuel est qu’il apparait souvent des vagues violentes (I. YOUNG et A. RIBAL ; 2019, p 548) qui perturbent l’équilibre du littoral à travers les phénomènes d’érosion côtière et de submersions marines

Réorientation de l’usage des bas-fonds vers l’orpaillage dans la Sous-préfecture de Gnamangui (Sud-ouest de la Côte d’Ivoire)

Introduction

La Côte d’Ivoire englobe, à elle seule, environ 35% des ceintures de roches vertes de l’Afrique de l’ouest réputées riches en minéralisations diverses (or, fer, manganèse, diamant, bauxite, etc.). Ce potentiel géologique demeure la principale source d’attractivité du secteur minier ivoirien. La vision du Gouvernement ivoirien est de faire du secteur minier un moteur de croissance économique majeur en plus du secteur agricole. En effet, le secteur minier connaît un essor remarquable depuis 2011 (PND, 2021-2025, p. 82). Cette volonté politique s’est traduite par l’adoption en 2014 d’un nouveau code minier, faisant de ce secteur le deuxième pilier de l’économie nationale en seulement trois années. Ainsi, de 2016 à 2020, les investissements dans ce secteur sont passés de 105 milliards à 302,791 milliards. Au 31 décembre 2020, on dénombre 177 permis de recherche actifs contre 159 en 2016, soit une évolution de 11,32%. Avec un taux moyen de 80% des permis de recherche actifs, l'or reste la ressource la plus recherchée (PND, 2021-2025, p. 83).

La Langue de Barbarie (LB) : Impacts de la dynamique érosive côtière sur un cordon littoral sableux densément peuplé (Nord du Sénégal)

Introduction

La Langue de Barbarie est un cordon littoral qui s’étend sur 30 km, de la frontière avec la Mauritanie (Goxxu Mbacc), au nord, à Potou, au sud. Cette unité géomorphologique a été mise en place par un courant de dérive littoral à partir du Subactuel (2 000 ans BP). Le faciès sableux explique la fragilité de ce cordon face aux facteurs morphogéniques notamment la dynamique érosive côtière B. A. SY et al. (2013, p. 213). Le cordon de Barbarie est une flèche sableuse qui sépare l'océan Atlantique et l'estuaire du fleuve Sénégal dans la partie septentrionale de la grande côte sénégalaise entre les méridiens 16°23' et 16°35' de longitude Ouest et les parallèles 15°45' et 16°15' de latitude Nord, (figure.1).

Dynamique spatio-temporelle de l’occupation du sol de 1986 à 2022 dans la ville de Tsévié au Sud-Togo

Introduction

L’un des faits marquants du monde contemporain est l’urbanisation qui transforme et modifie le contenu des territoires (M. HANE et al, 2022, p. 67). Le monde a connu après la moitié du XXe siècle, une forte accélération de l’urbanisation avec un taux estimé à plus 3,5% par an dans le tiers monde (K. A. DONGO, 2017, p.26).  Pour E. TAGBA (2021, p. 20), l’urbanisation est le processus de transformation graduelle d’un espace rural, végétalisé en un espace urbain. Cette mutation de la ruralité à l’urbanité au fil des ans se caractérise par des changements considérables des couvertures du sol en raison des activités humaines intensives, de la croissance de la population, et de l'étalement urbain. Dans ce même contexte, J. BOGAERT et al. (2008, p.72), trouve que :