Concentration urbaine à Dakar, mobilité en question et gouvernance territoriale

Introduction

La ville, lieu de la diversité et de la concentration humaine, est aussi un lieu de coexistence où se réalise une délicate alchimie entre des groupes sociaux d’origines diverses. La ville d’aujourd’hui a connu de profonds changements spatiaux et sociaux provoquant ainsi une « crise urbaine » aux caractéristiques diverses et persistantes. C’est dans ce contexte urbain en profonde crise que s’est engagé, au milieu des années 1980, le processus de décentralisation en Afrique. Au Sénégal, la décentralisation est liée à son histoire politique et administrative. Engagée juste après l’indépendance, elle a connu une nouvelle phase avec la création en 1972, des communautés rurales en tant que collectivités locales. La décentralisation est fondée sur l'idée selon laquelle les citoyens sont liés par des intérêts communs et que les affaires locales seront mieux gérées si elles sont prises en charge au niveau local. Cependant, le contexte de la ville de Dakar, principal pôle attractif, concentrant les fonctions les plus importantes du territoire national sénégalais rendent encore plus complexe la question urbaine.

Les descendants des réfugiés à Libreville : caractéristiques socio-démographiques, spatiales et juridico-administratives

Introduction

Les conventions internationales régissant le statut des réfugiés1en conférant la reconnaissance individuelle du statut de réfugié à un demandeur d’asile admettent, qu’en application du principe de l’unité contenu dans les instruments internationaux2, que les membres de la famille de celui-ci puissent bénéficier aussi du statut de réfugié. Ainsi, s’il est arrivé seul dans le pays d’accueil, sa préoccupation essentielle est de faire venir sa famille (N. KAMBRIS, E. METRA, M. MOREAU, 2005, p. 55). 

Pressions foncières et dynamique de dégradation du couvert forestier dans le Parc National du Mont Peko (ouest de la Côte d’Ivoire)

Introduction

La gestion durable des aires protégées constitue une problématique majeure pour les pouvoirs publics en Côte d’Ivoire. En effet, en 50 ans le pays a perdu près de 90% de sa couverture forestière suite à l’extension incontrôlée des surfaces agricoles (commodafrica.com, consulté le 13/08/2023 à 19h54mn). Un réseau de huit (8) parcs nationaux sera créé sur le territoire national afin d’assurer la protection des massifs forestiers et leurs biodiversités. Ainsi, le Parc National du Mont Peko (PNMP) verra le jour le 9 Février 1968 dans l’ouest forestier ivoirien.

Assainissement et de gestion des ordures ménagères dans la ville de Man (Ouest-Côte d’Ivoire) : des risques socio-sanitaires pour les populations

Introduction

Depuis son accession à l’indépendance en 1960, la Côte d’Ivoire connait une urbanisation spectaculaire. Le pays a réalisé sa transition urbaine il y a 23 ans (entre 1998 et 2021). Selon le dernier recensement de la population en 2021, plus de la moitié (52,5%) de la population ivoirienne réside en ville (INS, 2021) alors qu’en 1975 le taux d’urbanisation n’était qu’à 32%. Cette dynamique démographique au niveau des espaces urbanisés ivoiriens est confrontée à de nombreux défis au rang desquels se situe le problème de l’assainissement et de la gestion des ordures ménagères.

Des actions sont menées aussi bien de la part des autorités étatiques que locales avec des constructions d’infrastructures et équipements pour pallier à ce problème. Cependant, la faiblesse des moyens consacrés à la question de l’assainissement et les systèmes inadaptés favorisent la persistance du problème. Bien souvent, les systèmes d’assainissement ne suivent pas la dynamique urbaine.  

Envasement et bilan hydrologique du barrage collinaire de Kadjala dans le nord-ouest du Togo

Introduction                                                                             

Le problème auquel font face les promoteurs de retenues de barrages est leur envasement qui compromet les objectifs pour lesquels elles sont aménagées. De nombreux auteurs dans les pays du Maghreb (J. ALBERGEL et al., 2004, p. 473) ; A. BADRAOUI et A. HAJJI, 2009, p. 73 ; T. MANSOURI, 2001, p. 132 ; B. REMINI, 2000, p.167) ont relevé ce phénomène d’envasement des retenues et son corolaire de réduction du volume d’eau desdites retenues. En Afrique subsaharienne et plus précisément au Burkina Faso, D. PIQUEMAL (1991, p. 267) signale des cas d’assèchement de retenues de barrages de faible capacité.

Systèmes d’assainissement et risques sanitaires dans la ville de Grand-Bassam (Côte d’Ivoire)

Introduction

Dans les pays en voie de développement, on assiste à une défaillance du système d’assainissement marqué par une inégale répartition spatiale du réseau collectif très souvent concentré dans le centre-ville. Ce constat est fait également par E. GASPYISI (1987), qui note que dans plusieurs villes africaines, les réseaux d’évacuation n’existent que dans les centres « modernes » et sont quasi insuffisants.

Pêche artisanale à Grand-Bassam : Analyse d’une dynamique sociale sous l’emprise de l’industrie touristique

Introduction

Les zones littorales sont de plus en plus attractives. En effet, « près de 60 % de la population mondiale vivent dans ces zones ; 3,8 milliards de personnes résident à moins de 150 km du rivage » (Union Internationale pour la Conservation de la Nature, 2015, P1) et « 260 millions de terriens ont un travail directement lié à la mer » (Ministère Français de la Transition Ecologique et Solidaire, 2018, P 12). Cette anthropisation fait des zones littorales, des sièges de concentration de diverses activités économiques. Dans le déploiement de ces activités, elles sont parfois sous les prismes de complémentarités, de rupture et d’oppositions. En effet, « ces différents usages qui se concentrent sur le littoral sont certes source d’emplois et de revenus, mais ils sont aussi bien souvent en compétition sur cet espace d’implantation et de fonctionnement. Leur concentration sur un même territoire, tout comme leur développement anarchique et non maîtrisé, peut donc générer des conflits d’usage » (N. KABLAN, P. POTTIER, 2008, p.260).

Activités commerciales sur le transect N’Zianouan-Divo (sud de la Côte d’Ivoire)

Introduction

L’activité commerciale est en grande partie dépendante des conditions de son accessibilité, car les possibilités de déplacements influent sur l’appareil commercial et, en particulier, sur sa localisation (I. VAN DE WALLE, 2005, p.18). La mobilité joue un rôle important dans les activités humaines et favorise, à travers les flux de personnes et des biens, le développement des activités économiques. Consciente de ces réalités, la Côte d’Ivoire, pour soutenir son économie et assurer sa dynamique, s’est investie dans un vaste programme de développement de voies de communication et s’est dotée de l’un des réseaux routiers les plus performants de la sous-région ouest africaine.

Stratégies d’accès au transport urbain et persistance des comportements déviants dans le secteur : cas des motos-taxis à Bouaké, Côte d’Ivoire

Introduction

L’avènement des motos-taxis dans le transport urbain à Bouaké est consécutif au contexte socioéconomique, marqué par une croissance urbaine accélérée et une crise militaro-politique que connait la ville.  En effet, la localité passe de cinq quartiers notamment Koko, Kamounoukro, Liberté, Dougouba et Sokoura, couvrant 1 400 hectares de la période coloniale, à plus de 19.000 hectares, dont une quarantaine de quartiers incluant les villages périphériques et les quartiers spontanés (Groupe huit, cité par A. KOUAKOU et J-M. KONAN, 2017, p. 5).  Cette croissance urbaine est facilitée par la position de ville-carrefour née d’une intersection de deux axes essentiellement bitumés dont l’un relie le Nord au Sud à savoir l’axe Abidjan- Burkina Faso et Mali, et l’autre l’Est à l’Ouest soit Ghana, Guinée et Libéria. De plus, la présence de l’axe ferroviaire Abidjan-Burkina Faso rend plus accessible la ville qui devient une destination privilégiée pour de nombreux migrants venus des pays limitrophes (B.T.A. DOHO et al 2022, p. 51).  

Analyse de la situation des talibés et risques de développement de foyers de maladies tropicales dans les écoles coraniques de l’arrondissement communal de Zinder (Niger)

Introduction

L’école coranique est une institution dont les principales caractéristiques sont : la précarité du cadre de vie et de travail des apprenants et de leurs maîtres ; le manque de soutien de la part de l’Etat et la non prise en compte de sa contribution dans les statistiques de l’éducation ; l’absence de préparation professionnelle des apprenants ; la pratique de la mendicité ; les violences infligées surtout aux plus jeunes apprenants.