Espaces, Sociétés, Territoires

Offre de soins de santé et consultations prénatales dans la ville de Gagnoa (sud-ouest de la Côte d’Ivoire)

Introduction

La Conférence d’Alma Ata en 1978 puis l’initiative de Bamako en 1987, ont conduit à la création de programmes nationaux pour lutter contre les problèmes de santé. L’Etat ivoirien élabore des Plans Nationaux de développement Sanitaire à partir de juin 1996 (PNDS 1996-2005, PNDS 2009-2013, PNDS 2012-2015, PNDS 2016-2020) dont l’objectif principal est d’améliorer la santé de la population en général mais singulièrement celle de la mère et de l’enfant par une meilleure adéquation quantitative et qualitative entre l’offre des prestations de soins et la demande de santé. Également, l’État adopte dès 2013 la politique de gratuité des soins de santé de la mère et de l’enfant de moins de 5 ans en vue d'atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement 4 et 5, réduire de trois-quarts la mortalité maternelle et infantile et rendre l’accès à la médecine procréative universel.

Cette volonté politique est étendue à tous les territoires du pays y compris la ville de Gagnoa. L’entité urbaine bénéficie de neuf centres de santé publics dont un hôpital général et un centre hospitalier régional, et dix-neuf centres de santés privés. Ces structures offrent des soins de consultation prénatale. Cependant, les statistiques sont peu satisfaisantes par rapport aux taux ciblés au niveau national de 90% à la quatrième consultation prénatale (Ministère de la santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle, 2020, p.71).

De la question de l’adaptation des savoirs agricoles résilients dans un contexte de changement climatique en Côte d’Ivoire : cas des paysans senoufo du département de Katiola

Introduction

La pratique de l’agriculture constitue la principale source de revenu des populations des zones rurales en Côte d’Ivoire.  Selon la Banque Africaine de Développement (2024, p. 20), le taux d’emploi dans ce secteur en 2021 était de l’ordre de 45 % par rapport au total des emplois en Côte d’Ivoire, pour une valeur ajoutée de 17,5 % du PIB et une productivité relative du travail de 27,5 %. Cependant, les effets du changement climatique constituent une menace de plus en plus perceptible pour la viabilité des ménages de la communauté rurale, qui vivent principalement des activités agricoles et de l’exploitation des ressources naturelles (eau, le bois de chauffe, le karité et le néré).   Cet amenuisement des ressources naturelles affecte la survie de ces communautés et les expose à l’insécurité alimentaire et la pauvreté (P.N. KABORE et al, 2019, p. 1).

Coût des matériaux de construction et production de logements dans la ville de Bouaké (Côte d’Ivoire)

Introduction

 

Les matériaux de construction sont d’une utilité importante dans la production des logements. Ils servent à la réalisation des ouvrages tant bien en béton qu’en métallique ainsi que diverses nécessités (T. BOUBEKEUR, 2017, p. 6). Cependant, fort est de constater que le prix subit une augmentation incessante sur le marché. C’est le cas du sac de ciment dont la flambée du prix est remarquable en Belgique entre 2020 et 2024 avec un taux supérieur à 83,05% (VERTUOZA, 2024, p. 1).

En Afrique, notamment au Sénégal, l’augmentation mensuelle du prix des matériaux pour le  revêtement des murs et du sol est chiffrée à 0,1% en 2024 (Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie, 2025, p.1). En Côte d’Ivoire en générale et à Bouaké en particulier, la hausse des coûts des matériaux de construction est aussi observée. Cette réalité impacte la qualité et la production de logements à l’origine de la hausse du coût des loyers.

Étude géographique des investissements directs Chinois dans la ville d’Abidjan (Côte d’Ivoire)

Introduction

En dépit du cycle d’instabilité sociopolitique qu’a connu la Côte d’Ivoire, à savoir le coup d’État de 1999, la crise politico-militaire de 2002 et la crise post-électorale de 2011, ayant conduit à une récession économique, les relations diplomatiques bilatérales sino-ivoiriennes connaissent, depuis 1983 jusqu’à ce jour, une avancée exponentielle (P. R. SEKA et K. C. KOUAKOU, 2008, p. 2). Les diverses réformes entreprises par la Côte d’Ivoire, visant à permettre au territoire national de répondre aux exigences des investissements étrangers et à renforcer l’attractivité du pays, ont contribué à la consolidation de ces relations sino-ivoiriennes. Il s’agit notamment de l’adoption d’un nouveau Code des investissements, de la création d’un tribunal de commerce, ainsi que de la mise en place d’un Centre de Promotion des Investissements (B. S. DEMBELE et M. MACHRAFI, 2021, p. 2).

La contribution de la pêche artisanale à l’insertion socioprofessionnelle des jeunes dans la sous-préfecture de Bocanda (centre de la Côte d’Ivoire)

Introduction

Dans le monde, la pêche et l’aquaculture sont des activités qui jouent un rôle essentiel dans les moyens d’existence de millions de personnes dans le monde et contribuent à la sécurité alimentaire des ménages ainsi qu’à la réduction de la pauvreté (FAO, 2009, p. 3). En 2014, la production halieutique mondiale (hors plantes aquatiques) a été au total de 167,2 millions de tonnes, dont 93,4 millions de tonnes issues des pêches de capture et 73,8 millions de tonnes issues de l’aquaculture (FAO, 2016, p. 8).

Etude de la productivité des systèmes de cultures du coton dans le département de Korhogo en Côte d’Ivoire

Introduction

L’économie de la Côte d’Ivoire repose essentiellement sur l’agriculture. Elle s’est appuyée sur la spécificité des zones écologiques, dans sa politique agricole et le choix des spéculations. Au Nord, la culture du coton s’est imposée et représente aujourd’hui la principale culture de rente avec une contribution de 1 ,7% dans le PIB de la Côte d’Ivoire et sa part dans les exportations a atteint 7% au début des années 2000 (Y. S. Koffi, 2013, p. 5). En 2018, le coton représente la 4e culture de rente d’exportation, relativement aux ressources générées en Côte d’Ivoire, après le cacao, l’anacarde et l’hévéa (B. Oudin, 2020, p. 7). Selon le FIRCA (2018, p. 37), le coton est cultivé sur 1 035 000 hectares pour environ 350 000 producteurs. Il joue un rôle important dans l’économie et l’équilibre social de la Côte d’Ivoire, notamment dans les régions situées au nord et au centre du pays. Il constitue l’une des principales sources de revenus monétaires des agriculteurs de ces zones et participe de ce fait à la lutte contre la pauvreté (A. Coulibaly, 2021, p. 2).

Commercialisation du poisson dans les supermarchés et sécurité alimentaire dans la commune de Cocody

Introduction

Le poisson joue un rôle primordial dans l’alimentation de la population mondiale qui couvre leur besoin et assure leur sécurité alimentaire grâce à un apport protéique important, évalué à environ 17 % de l’ensemble des protéines animales FAO (2016, p.73).

Impact de l’avènement de la SOTRA sur le revenu de ses usagers dans la ville de Bouaké (Centre de la Côte d’Ivoire)

Introduction

Depuis plusieurs décennies, de nombreuses villes africaines sont confrontées à une urbanisation croissante. En Afrique de l’Ouest par exemple, la population urbaine est passée de 4,6 millions à 72 millions entre 1950 et 2000 (CEPED, 2009 ; p 4). Une dynamique démographique comme celle-ci engendre forcément des défis importants à relever. Parmi ceux-ci la mobilité des personnes est devenue une question préoccupante au fil des années (A J M K KOUAKOU, 2017, p.1). Pour faire face à cette situation inconfortable, la gouvernance urbaine tente de trouver des solutions qui peinent à satisfaire la population. L’une des solutions était de créer des 1960 la Société Abidjanaise de Transport (SOTRA). La SOTRA assure en effet, la mobilité des Abidjanais depuis sa date de création.