NGONO MESSI MBOUDOU Claude fabien

Analyse des facteurs de la recrudescence du paludisme le long de la vallée du Nyong : cas des localités de Mbalmayo, Akonolinga et Ayos (centre du Cameroun)

Introduction

Le paludisme, un fardeau universel des pays intertropicaux en général et ceux de la zone subsaharienne en particulier, reste et demeure un problème majeur de santé publique de tous les temps. En 2007, 1295659 cas de paludisme ont été notifiés au Niger (S. Faye. 2012, p.11). Au Burkina- Faso, en 2021 sur 22513 consultations, 11077 cas de paludisme ont été enregistrés soit 49,20% (A. Wang, 2022, p. 24). Selon l’OMS (2021, p.9), la région africaine comptabilisait à elle seule 95% des cas de paludisme et 96% des décès dus à cette  maladie dans cette région. Concernant le  Cameroun, 6228154 cas ont été notifiés dans le rapport du PNLP en 2019 (PNLP, 2019, p. 21).

Reconversion de la moustiquaire imprégnée à des fins socioéconomiques et lutte anti-vectorielle contre le paludisme dans les districts sanitaires de Mbalmayo, Akonolinga et Ayos (centre-Cameroun)

Introduction

Le paludisme est un problème majeur de santé publique au Cameroun. En 2018, l’OMS estimait à 6228154 cas et le pays figure parmi les 11 pays au monde ayant le plus lourd fardeau de la maladie (Rapport PNLP, 2019, p.17). Vu la forte morbi-mortalité causée par la malaria au Cameroun, les pouvoirs publics camerounais se sont  lancés dans la lutte préventive contre le paludisme. Ils ont ainsi initié la lutte anti-vectorielle à travers les campagnes de distributions gratuites des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (MILDA) en 2011, 2015, 2016, 2018.